L’enseignement est une belle vocation, mais son conformisme peut servir d’étouffoir à certains talents : aussi pourra-t-on se réjouir que Katerine Gierak ait raté son CAPES, se décidant à laisser libre cours à sa passion musicale.

Un concert de -M- la convainc qu’il est possible de faire une carrière en chantant en français. D’abord simplement guitariste, elle se décide à passer au chant et fonde l’ensemble Mademoiselle K avec Pierre-Antoine Combard (deuxième guitariste), Pierre-Louis Basset (bassiste et choriste) et David Boutherre (batteur et choriste).

En 2006, la sortie de l’album Ça Me Vexe et du single homonyme révèle au public Mademoiselle K, sorte de synthèse de Radiohead et Noir Désir, mâtiné de PJ Harvey : voix rauque et nonchalante, présence scénique intense, Katerine Gierak se distingue également par son érudition musicale, qui lui attire d’emblée un noyau de fans amateurs de rock non dilué. 

A la surprise de certains qui ne voyaient en Mademoiselle K qu’un feu de paille rock, le deuxième album Jamais la Paix paru en mai 2008 vient les contredire en proposant un nouveau cocktail de guitares et d’arrangements vitaminés (« Grave »« A.S.D. »). Katherine Gierak et sa bande sont loin d’avoir usé toutes leurs cartouches.

Ce renouveau sur la scène rock hexagonale est confirmé par un troisième opus studio à l’intitulé toujours aussi mystérieux, Jouer Dehors, sorti en janvier 2011.

Non sans panache, Mademoiselle K décide de sortir son premier album en anglais malgré le refus d’EMI. Hungry Dirty Baby est dans les bacs en janvier 2015.

Si vous voulez profiter d’un des plus grands groupes de rock Français de la nouvelle génération, rendez-vous le vendredi 20 juillet à 21h15.